21.05.2009

khrja-copagne

Nous allons ensuite dans un grand café mondain, ou je prendrai un café accompagne.de dulce de leche.

Il est presque 21h00 et je dois retrouver Therese ! Jorge m'accompagne a une station de bus. Une accolade, je quitte mon copain Jorge. C'est vraiment un drole de personnage, un jeune homme de 70 ans qui prend plaisir a entrer en contact avec les gens. Plus la prise de contact parait difficile et plus cela lui plait. Mon bus demarre et Jorge s'eloigne sur le trottoir en me faisant signe.

Mon bus file maintenant a bonne vitesse sur la plus large avenue du monde, l'avenida de Julio.

Je retrouve Therese et nous filons dans un bar a tango. Le groupe qui s'y produit sera plutot a tendance jazz.

Nous passons une partie de la nuit dans cette bonne ambiance, a boire de la biere et a se refaire le monde. Le patron que nous aurons bien fait rire nous offrira un poster de son bar !

Je me retrouve a 5h00 du matin dans un taxi qui me ramene a l'hotel, les rues sont vides et calmes. Les oiseaux commencent a chanter. J'ai alors conscience que ce sont les derniers moments dans cette ville si attachante. Les places se succedent, les lumieres des lampadaires defilent au dessus du taxi.

Le chauffeur n'ayant pas de monnaie et moi non plus, il passera plus de temps a trouver un commerce pour faire la monnaie qu'a me ramener a l'hotel.

Ballade à San Telmo...

Ce matin j'ai prepare mon sac que je laisse dans une petite piece de l'hotel.

Je parcours une derniere fois le quartier de San Telmo, Therese vient de craquer sur un vieil accordeon fabrique au debut du siecle dernier dans cette ville. Le prix n'est pas eleve et l'accordeon est l'instrument par excellence du tango !

J'apprends par un mail d'Estelle qu'il y a un probleme de reservation sur le vol qui nous doit nous emmener a Auckland dans quelques jours. J'ai peut-etre le temps de voir quelqu'un a l'agence Quantas avant de partir ! J'arrive malheureusement 5 minutes a pres la fermeture !

Il me reste une heure pour rejoindre le terminal de bus. Je passe prendre mon sac a l'hotel. La femme du proprietaire me prend dans ses bras et m'embrasse. Je fais ensuite de nouveau des adieux, cette fois ci a ma gentille copine suedoise Therese.

Départ pour Santiago...

Mon bus sort du terminal a 20h00, ma voisine n'est pas tres bavarde et du coup je me concentre sur le televiseur qui diffuse "Blade II". Pas besoin de traduire !

Arrivee a 10h00 a Mendoza, ville etape avant Santiago. Nous avons juste le temps de changer de bus.

Je m'endors aussitot installe. A mon reveil le bus est arrete sur le bas cote de la route dans une zone desertique de la Cordillere des Andes. J'apercois par la fenetre une partie des passagers qui sont sortis et qui discutent a l'exterieur.

Panne dans le desert...

Je sors a mon tour, le capot arriere du bus est ouvert ! pas bon signe ! Je me renseigne..une courroie a casse.

J'en profite pour faire connaissance avec mon voisin et quelques passagers dont un jeune couple d'etudiants chiliens.

Nous parlerons entre autre, du cas Pinochet. L'avis de la population du Chili est vraiment partage sur l'ancien dictateur. Certains l'on subit, d'autres en pensent du bien et disent qu'il est à l'origine de la très bonne santé économique du pays.

Malgre cette situation sous cette chaleur, les paysages restent sublimes. Les montagnes sont multicolores, du rouge au vert, avec les sommets blancs de neige.

Nous attendons maintenant depuis plus d'une heure, qu'arrive un bus de Mendoza de la meme compagnie. Notre ancien bus va rester la plus longtemps que nous.

De nouveau installe, mon voisin a place sa petite fille Camilla a mes cotes. Elle a 8 ans, est assez timide mais a le visage tres expressif. Elle me prete un premier livre, Frankestein ! apres avoir relu l'histoire d'un des premiers clones litteraires, Camilla me propose de changer d'epoque et de domaine en me pretant cette fois ci "les trois mousquetaires".

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